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Interview de Christophe Chateau, Commissaire Général de Bordeaux Fête le Vin

mai 2022

Cette année, Bordeaux Fête le Vin fête fait son grand retour et pour l’occasion, Pulpe est parti à la rencontre de Christophe Chateau, Commissaire Général de Bordeaux Fête le Vin, et Directeur de la communication du CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux). Petits chanceux que vous êtes, on vous dit tout, et plus encore 😉 

©Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux

Cette année, Bordeaux Fête le Vin fête fait son grand retour et pour l’occasion, Pulpe est parti à la rencontre de Christophe Chateau, Commissaire Général de Bordeaux Fête le Vin, et Directeur de la communication du CIVB (Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux). Petits chanceux que vous êtes, on vous dit tout, et plus encore 😉 

Bonjour Christophe, merci de nous recevoir aujourd’hui ! Et si on commençait par la question que nous nous posons tous : comment est née la Fête du Vin ?

 

Bordeaux Fête le Vin est née en 1998 à l’initiative de la mairie. À l’époque, nous recevions la coupe du monde de football et Bordeaux était ville hôte. À ce moment-là il n’y avait que Vinexpo et la semaine des primeurs : deux événements réservés aux professionnels du vin, mais il n’y avait rien pour le grand public. A L’aube de la coupe du monde, nous nous sommes dit que l’occasion était trop belle de créer un événement lié au vin, pour les Bordelais. En Juin 1997, l’aventure commence avec une ambition : monter la première fête du Vin de Bordeaux. L’objectif était de créer une fête “à déguster” et non à boire. C’est là qu’est née l’idée du pass dégustation : 5 centilitres à déguster dans les différents pavillons d’appellation. Un événement pour découvrir la diversité des vins de Bordeaux, parce que c’est aussi ça le vignoble bordelais : des rouges, des blancs, des rosés, des crémants, 65 appellations et des dizaines de cépages… Cette première édition est un énorme succès, nous ne nous y attendions pas, plus de 100 000 personnes foulent les quais de Bordeaux. C’est comme ça qu’est née Bordeaux Fête le Vin. Au fil des années, le format s’est développé et nous avons notamment mis des villes à l’honneur dans la fête; une fête qui finira par s’exporter et qui vit aujourd’hui à Hong Kong, Liverpool, Québec, Pékin, ou encore Bruxelles. Bordeaux Fête le Vin s’est exporté avec au centre, l’Ecole du Vin de Bordeaux et une ambition commune : faire découvrir et partager la diversité de nos vins… il y a tant à découvrir !

Après deux ans d’absence, comment accueillez-vous cette nouvelle édition ?

©Vincent Bengold

Avec grande impatience ! Nous avons travaillé sur l’édition 2020, puis 2021 qui n’ont pas pu se faire. Visiteurs, partenaires, organisateurs, je crois que tout le monde est ravi de pouvoir se retrouver pour cette nouvelle édition. Cette année, 60 000 pass seront mis en vente, sur la base de 2018, une année exceptionnelle. Impatient donc, et désireux de pouvoir partager avec le grand public les avancées du vignoble en termes d’environnement. Aujourd’hui, 75% du vignoble est inscrit dans une démarche environnementale : 20% du vignoble en BIO et 2500 entreprises qualifiées HVE (haute valeur environnementale). Nous mettons tout en place pour rester à la pointe/ Derrière cette ambitio,, il y a des hommes et des femmes qui travaillent toute l’année pour faire de notre irrésistible vignoble un lieu toujours plus en harmonie avec son environnement : nous sommes très fiers de ça.

Une nouvelle édition et un nouveau format vous l’avez dit. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur la Bordeaux Wine week ? 

En réponse au COVID, nous avons décidé de faire un événement un peu différent l’année dernière avec une édition de Bordeaux Fête le Vin tournée vers les restaurateurs et les cavistes qui avaient grandement souffert du confinement. Ne pouvant pas faire vivre la fête sur les quais, nous avons décidé de mettre en place une opération chez eux. L’idée était simple : vignerons et négociants ont investi Bordeaux et proposé des animations directement chez les partenaires participant à l’opération. Au final, plus de 100 restaurants et caves ont joué le jeu et d’une envie commune est née l’idée de réitérer cette opération : élargir notre traditionnelle fête du vin en l’intégrant à la “Bordeaux Wine Week”. Au programme, 10 jours de manifestation du 16 au 26 juin avec différents temps forts : le Week-end des Grands Crus, les avant-premières de Bordeaux Fête le Vin, des opérations diffuses dans la ville et la Métropole. Bref, tout un programme qu’on a hâte de vous partager en détails !

©Vincent Bengold

En parlant de temps fort, le 3° numéro de Pulpe sortira à l’occasion de Bordeaux Fête le Vin : quel regard portez-vous sur cette dernière édition ?

Pulpe c’est un très joli média qui permet de toucher un large public en termes de tourisme, de culture, et de produits : un magazine qui porte un nouveau regard sur le vignoble. Le vignoble bordelais c’est, nous l’avons dit, une grande diversité de vins mais aussi d’offres oenotouristiques. Une destination forte de ses acteurs locaux : ateliers de dégustation, yoga dans les vignes, survol du vignoble en ULM, dégustation perchée, escape game au château, découverte des châteaux en canoë… Un vignoble nature, humain, épicurien, artistique, et totalement irrésistible… Alors, merci Pulpe 😉

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Pour vous, quelle(s) ambition(s) pour l’oenotourisme en Bordelais dans les prochaines années ?

En faire plus, et mieux. Les gens boivent moins, mais mieux et l’oenotourisme permet de former nos consommateurs à ce qu’est Bordeaux. L’oenotourisme, c’est un outil pédagogique de découverte et de partage dans lequel nous devons investir massivement et que nous devons réinventer chaque jour.

D’où vous vient cette passion pour les vins de Bordeaux ?

Je suis né à Bordeaux, je m’appelle Chateau, ça fait déjà deux points (rires). Mes grands-parents étaient restaurateurs dans le Périgord et je passais mes vacances à traîner en salle et dans les cuisines. On y servait une nourriture traditionnelle, de terroir, toujours accompagnée de vins de Bordeaux. J’ai toujours aimé baigner dans ce monde-là. Je pense qu’il n’y a pas de vin sans gastronomie, ni de gastronomie sans vin et l’ADN de la France et du Sud-ouest c’est aussi ce qu’on mange et ce qu’on boit. Ça fait partie de notre histoire et de notre culture et je suis fier de défendre ces valeurs-là.

Une expérience oenotouristique qui vous a marqué ?

Il y en a tellement, j’en vis tous les jours des expériences magiques mais je dirais… pendant les vendanges, l’année dernière. J’ai emmené des amis faire les vendanges et à la fin de la journée le vigneron a sorti les sarments, une entrecôte, un morceau de fromage… Nous étions sous les arbres, il a ouvert des bouteilles : c’était un moment formidable, plein de magie et de simplicité. Un vrai moment de partage et je crois que c’est véritablement ces moments-là que je préfère. Chaque viticulteur, vigneron a une histoire à raconter, des valeurs à partager, et c’est aussi ça découvrir le vignoble bordelais.

Pour vous, c’est quoi le Pulpe en + du vignoble bordelais ?

Sa richesse, par sa diversité. Toutes les gammes, couleurs, tous les vignerons… Aujourd’hui, chaque consommateur peut trouver son plaisir quelque part dans le vignoble en termes de vin, et d’expériences. Cette diversité, c’est notre force, notre richesse et nous devons le faire savoir.

Team rando tapas ou pique-nique chic ?

Pique-nique chic !

Team Yoga dans les vignes ou survol du vignoble en ULM ?

Haha, ULM !

Team sieste au château ou vélo dans les vignes ?

Vélo vélo !

Merci Christophe, on se donne RDV le 16 juin. Quant à vous chers lecteurs, Pulpe continue à vous faire vivre le vignoble et cette Bordeaux Wine week de l’intérieur :  restez connectés !

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